Le vendredi 17 avril 2026, une étape décisive a été franchie pour l’inclusion des diasporas dans l’action internationale des collectivités françaises. En présence du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, la Charte de Montpellier a été officiellement signée par Michaël Delafosse, en sa triple qualité de Maire de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole et Président de Cités Unies France. Aux côtés des représentants des diasporas locales, cet acte marque la volonté de promouvoir une coopération internationale plus inclusive, horizontale, impactante et durable.
Une charte née lors de la Biennal Euro-Afrique 2025
Lancé lors de la Biennale Euro-Africa 2025, la Charte de Montpellier représente l’aboutissement d’un processus démocratique visant à mieux associer les diasporas à la redéfinition des liens entre les continents européen et africain. Dans la lignée du Nouveau Sommet Afrique-France de 2021, une assemblée des diasporas, sous l’égide du Conseil International de Dialogue et des Partenariats (CIDP) et du City Diplomacy Lab, des représentants de la société civile ont travaillé en ateliers pour définir des bonnes pratiques visant à intégrer pleinement les diasporas dans le cycle de vie des projets de coopération internationale.
En définissant un cadre méthodologique rigoureux, cette charte vise à transformer les diasporas en partenaires stratégiques de l’identification des besoins à l’évaluation. Elle valorise l’expertise de terrain et les liens bi-culturels à travers des leviers opérationnels concrets, par exemple la mise en place d’outils de communication adaptés aux réalités locales ou la diversification des financements.
Cette approche mise également sur le renforcement des capacités mutuelles et adopte les ODD comme référentiel d’évaluation, garantissant ainsi un impact réel et mesurable, partagé entre les territoires d’origine et d’accueil.
Une étape importante pour l’AICT
Pour Cités Unies France, la Charte de Montpellier devient un outil d’accompagnement précieux. Elle vient appuyer le travail du réseau auprès des collectivités françaises en offrant un cadre de référence pour légitimer et affirmer l’inclusion des diasporas.
Favorisant une approche plus humaine et connectée aux réalités sociétales, elle incarne un renouveau de la diplomatie des territoires. En s’engageant dans la mise en œuvre de cette charte, CUF réitère que les collectivités territoriales sont les moteurs d’une solidarité internationale renouvelée, où la société civile et les diasporas sont de véritables forces vives au cœur des projets qui les concernent.
Ce cadre d’engagement représente une avancée notable pour la coopération franco-africaine, en plaçant les diasporas au cœur des projets de coopération, elle favorise considérablement la co-construction des politiques publiques entre la France et l’Afrique.