Cités Unies France – Site Web de la coopération décentralisée
Le portail de la coopération décentralisée

Seconde édition de la Conférence nationale humanitaire (31 mars 2014)

CentreAfrique (camps de réfugiés) @ Simone Giovetti

La première conférence, tenue le 16 novembre 2011, a permis d’initier le processus de rédaction de la stratégie humanitaire de la République française adoptée le 6 juillet 2012.

Dans la continuité du dialogue entre pouvoirs publics et acteurs de l’humanitaire, cette deuxième édition a été l’occasion d’aborder deux thèmes au cœur des réflexions actuelles de l’humanitaire français :

- comment améliorer les conditions d’intervention des acteurs humanitaires dans les pays en situation de crise complexe et/ou structurellement fragiles ?

- comment accompagner les grandes évolutions en cours et aider les acteurs français de l’humanitaire à se repositionner ?

Une exposition photographique inédite a été proposée le 31 mars aux participants. Une vingtaine de clichés, provenant de diverses ONG françaises, du ministère des Affaires étrangères et de la Sécurité civile, illustraient de façon concrète les actions de terrain.


Une démarche innovante : réunir l’ensemble des acteurs humanitaires

La deuxième édition de la CNH a pu s’illustrer par un mot : diversité. Outre les représentants des ONG françaises, des organisations internationales et des administrations publiques, la CNH s’est cette année ouverte aux élus nationaux et régionaux, aux acteurs de la coopération décentralisée, aux médias, au monde universitaire, mais aussi aux représentants de pays du Sud. Elle constitue ainsi un point de rencontre et de discussion pour l’ensemble des acteurs du monde humanitaire dans leur diversité.

Pour débattre de ces enjeux, quatre tables rondes

Sur nos écrans, les images d’inondations, de glissements de terrain, de populations découragées face aux catastrophes se succèdent et finissent par se mélanger : typhons aux Philippines, en Inde et au Mexique, inondations en Europe et notamment en France et en Grande-Bretagne, tornades aux Etats-Unis, incendies de forêts en Russie, en Australie, etc. Ici et là-bas, les impacts du changement climatique se font sentir chaque année de façon plus violente, érodant les acquis du développement.

Dans les pays les plus pauvres, les effets de l’explosion démographique, de l’exode rural et des vulnérabilités socio-économiques persistantes, combinés à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des aléas naturels, rendent encore plus essentiels la prévention et la préparation aux désastres mais aussi l’aide humanitaire.

Par ailleurs, de nombreux conflits et leur lot de souffrances continuent de frapper les populations : personnes déplacées ou réfugiées, enfants confrontés à la violence et à la faim, comme en République Centrafricaine, en Syrie, en Afghanistan ou au Soudan du Sud, pays où les exactions sur les civils et autres atteintes au droit international humanitaire sont quotidiennes.

Sur ces terrains, de nombreux acteurs humanitaires sont engagés chaque jour auprès des populations les plus vulnérables. Pourtant, le temps est loin où la volonté de s’engager suffisait. Aujourd’hui, la complexité des situations de crise interroge les modalités d’action de l’ensemble des intervenants, qu’ils soient acteurs publics ou privés, acteurs humanitaires ou de développement. Les enjeux contemporains concernent donc le fait de pouvoir accéder aux populations, de garantir que l’aide ne nuit pas et de trouver les leviers d’action efficaces à court, moyen et long termes, aux niveaux local et global.

Pour débattre de ces enjeux, la CNH 2014 a proposé 4 tables rondes :

1. La première table ronde s’est intéressée à l’évolution des modalités d’action dans les situations d’urgence complexe et de fragilité afin de mieux comprendre les initiatives en cours et d’envisager leur impact sur les situations humanitaires.

2. La deuxième table ronde, centrée sur la diversification des intervenants dans les situations de crises humanitaires, a permis d’envisager les enjeux de coordination de l’aide dans un contexte de montée en puissance des acteurs locaux.

3. La troisième table ronde a étudié les évolutions et défis actuels pour lier les différents temps de l’action, entre aide d’urgence, réhabilitation post-crise et développement, en plaçant le renforcement de la résilience comme trait d’union entre ces différentes phases.

4. Enfin, la quatrième table ronde a cherché à évaluer l’impact de toutes ces évolutions sur les acteurs humanitaires français et de tracer ensemble des pistes pour l’avenir.

C’est à l’ensemble de ces problématiques que la Conférence nationale humanitaire de ce 31 mars 2014 invitait à réfléchir avec les principaux acteurs humanitaires français, les administrations concernées, mais aussi les élus, les entreprises, les universitaires, les journalistes, sans oublier bien sûr les grands acteurs internationaux que sont les Nations unies, la Commission européenne ainsi que les principaux partenaires bilatéraux.

Pour télécharger les actes de la conférence :

Les Actes de la Conférence nationale humanitaire (31 mars 2014)

<

Pour voire la vidéo :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/po...




Publié le 31 mars 2014




Sur ces thèmes

  Crises et réhabilitation

vendredi 28 mars 2014
2e appel à projets conjoint franco-indien en soutien à la coopération décentralisée
mardi 1er avril 2014
Formation « Accompagnement de projets de jeunes en Solidarité Internationale », à Paris

Agenda

27
jan

Deuxième réunion du comité de pilotage français des 7e Rencontres franco-japonaises
4
fév

Prochaine réunion du groupe-pays Israël
5
fév

Journée d’information Appel à Projets Jeunesse VI

Actualités

image par defaut
Prochaine réunion du groupe-pays Madagascar
image par defaut
CUF : COMMUNIQUÉ DE PRESSE : SAHEL - la paix passe aussi par le travail avec les collectivités locales
image par defaut
CUF : Offre de stage : un(e) assistant(e) - Mission Europe, International et Crises

CENTRE DE RESSOURCES



Texte
Photo
Son
Vidéo